Partant du principe que vous êtes une TPE/PME, que vos moyens financiers sont limités, que vous ne disposez pas d’une escouade d’avocats spécialisés, et que loin d’être mondialement connue, votre marque n’a de notoriété, pour le moment, qu’auprès de votre grand-mère technophile … il n’en reste pas moins que vous travaillez pour qu’un jour tous ces menus détails ne soient que pure rigolade.
En attendant, et c’est le propre du web, il est mondial et sans frontière, et forcément la question de la protection de votre marque vous interroge. Autant sur le sol français, il existe tout un arsenal pour se protéger, mais qu’en serait-il si ma marque était utilisée, pour la même activité, au fin fond de l’Asie du sud-est ?
Haargh …
Dans un premier temps, il parait évident de déposer, et ainsi de protéger, les noms de domaines idoines. Mais jusqu’où aller ? Il existe déjà beaucoup de TLD (Top-Level Domain, comme par ex : .fr, .com, .org …) – je viens d’apprendre qu’il y en aurait actuellement plus de 300 – et tout laisse croire que de nouveaux seront créés dans un avenir proche.
Rajoutons à cela, que certains sont inaccessibles : pour le .ca par exemple, représentant le Canada, il faut avoir une domiciliation sur place. Difficilement faisable …
Sans compter les orthographes voisines de votre marque, les éventuels singuliers / pluriels, les noms composés … Bref, on pourrait y laisser sa chemise !
Il faut se faire une raison, personnellement, je dépose les principaux et les plus connus : .fr, .com, .net, .org, .info, .biz
Et l’Inpi ? Perso, j’ai un problème avec l’Inpi. D’abord parce que n’importe qui peut déposer n’importe quoi : l’Inpi valide tout sur le papier et encaisse le chèque, mais ne valide pas l’authenticité de la marque. Ensuite, parce que déposer sa marque dans toutes les classes (un dépôt simple, c’est trois classes), risque de grever fortement mon budget. Enfin, parce que ça n’aurait de sens que si j’étais prêt à défendre fortement ma marque, d’une part, en faisant une veille constante, difficile à faire moi même par manque de temps, et d’autre part, en ayant les moyens financiers de m’offrir les services d’un cabinet d’avocat spécialisé en droit de la propriété intellectuelle pour me défendre au cas où quelqu’un essaierait de me “piquer” ma marque. Alors qu’à priori, le simple fait d’utiliser une marque vous donne de fait, une antériorité, qui vous protège.
Bref, je suis sceptique et un peu dans le brouillard …
Une protection via les principaux réseaux sociaux ? C’est peut-être utile ça, même s’il est difficile de savoir aujourd’hui ce qu’ils seront demain ! En attendant, Zandira a sa page Facebook (Zandira étant aussi un nom de famille dans certains pays lointains), est devenu Zandira_Shop sur Twitter (parce que Zandira est aussi un pseudo pour certains …)
Ma conclusion de cette petite réflexion, c’est qu’il est impossible de réellement se protéger à l’échelle du web, mais il me vient une idée :
Et si je travaillais efficacement la visibilité de Zandira, mon référencement et mon e-réputation, ne serait-ce pas là, la meilleure des protections de ma marque ?
